Les douleurs chroniques

Une approche supplémentaire dans une optique pluridisciplinaire,

Thierry Coppeaux, Kinésiologue à La Ciotat 


Comprendre les mécanismes de la douleur et découvrir comment la kinésiologie, en complément de la médecine, peut vous aider à la soulager.   

Lundi 14 septembre 2026

Douleur chronique : quand le corps apprend à avoir mal

 Vous souffrez depuis des mois, peut-être des années. Vous avez consulté, fait des examens, suivi des traitements. Certains ont aidé, partiellement. Mais la douleur est toujours là. Et à force de souffrir, on n'est plus tout à fait soi-même.

Ce que vous vivez n'est pas une fatalité. C'est un phénomène que la neurologie commence à bien comprendre — et cette compréhension change tout dans la façon de l'aborder.

Chaque personne est différente, chaque cas est différent

Important : La kinésiologie ne remplace pas un suivi médical, mais agit en synergie pour traiter les causes émotionnelles et les blocages invisibles qui maintiennent la douleur. Il est crucial de rester dans son strict champ de compétences.

La douleur : un message pas une punition

 À l'origine, la douleur est un signal utile. Une agression ( choc, inflammation, lésion ) active les fibres nerveuses qui informent le cerveau. Le cerveau analyse et renvoie le message douleur pour vous forcer à réagir, à protéger la zone atteinte. C'est intelligent, c'est vital.

Mais arrêter la douleur n'est pas en guérir la cause. Et traiter la cause ne suffit pas toujours à faire taire la douleur.

Ce qui se passe dans la douleur chronique

 Au-delà de trois mois, quelque chose a changé dans le système. La douleur n'est plus seulement un signal,  elle est devenue un état. Le cerveau a construit des circuits neuronaux dédiés, des autoroutes de la douleur qui s'activent de plus en plus facilement, de moins en moins besoin d'une cause réelle pour se déclencher. On parle alors de douleur dysfonctionnelle.

Le corps a aussi une mémoire. Un geste, une posture, un contexte , une odeur peuvent suffire à réactiver la douleur, même en l'absence de toute lésion. Le cerveau ne distingue plus clairement le signal réel du souvenir du signal. Cette confusion entretient le système et rend la douleur chronique particulièrement difficile à comprendre et à traiter. 

Le système nerveux autonome, lui, est resté en mode défense. Il surveille, anticipe, prédit la douleur avant même qu'elle arrive. C'est ce qu'on appelle l'hypervigilance  : un état d'alerte permanent qui amplifie chaque signal, même infime. 

À cela s'ajoute un cercle vicieux que beaucoup reconnaîtront : la douleur génère du stress, le stress crée des tensions musculaires, les tensions ramènent les pensées vers la douleur, l'anxiété s'installe, le sommeil se dégrade, l'état émotionnel s'assombrit, et le stress repart, alimentant la douleur. Sortir de ce cercle ne se fait pas en tirant sur un seul fil.

La douleur chronique : un signal d’alarme à ne pas ignorer. Votre corps vous parle, apprenez à l’écouter

Pourquoi ça change tout dans l'approche ?

 La douleur chronique n'est pas une douleur aiguë qui dure. C'est un dysfonctionnement du système nerveux, décorrélé de la cause initiale. La traiter comme une douleur aiguë  ne suffit pas, parce que ce n'est plus une lésion qui fait mal. C'est le système nerveux lui-même qui est coincé.
L'objectif devient alors différent : avant même de viser la douleur, il faut abaisser l'hypervigilance. Calmer le système nerveux autonome pour qu'il soit capable d'intégrer de nouvelles informations, de sortir du mode alarme, de reconstruire une perception plus juste de ce que le corps ressent vraiment.
C'est un travail qui prend du temps. Je reste prudent quant aux résultats escomptés. Le système nerveux a ses habitudes, parfois ancrées depuis des années. Mais il est plastique. Il peut apprendre autrement. 

Comment j'aborde ce travail en séance

Quand vous arrivez, je commence par vous écouter. Pas juste la douleur mais bien VOUS. Où elle est, depuis quand, ce qu'elle vous empêche de faire. Puis votre histoire, vos antécédents, ce qui se passait dans votre vie quand elle est apparue.
J'essaie de faire des liens. La localisation d'une douleur n'est jamais anodine, elle peut évoquer une tension, un conflit, une charge émotionnelle non résolue. Le bio-décodage est un des angles que j'explore, parmi d'autres, pour émettre des hypothèses sur ce que le corps exprime.
Le test musculaire me permet ensuite d'accéder à des informations que vous n'avez pas forcément besoin de conscientiser ou de verbaliser. À partir de là, j'applique une correction ( notamment sur les méridiens, le système nerveux, les émotions ) pour commencer à calmer le système nerveux et amorcer sa rééducation.
Le soulagement en séance est souvent perceptible. Mais c'est une première ouverture, pas une résolution. La douleur chronique demande un accompagnement dans la durée , plusieurs séances, un travail progressif, une régulation qui s'installe peu à peu.

Une approche complémentaire, pas une alternative

 La kinésiologie n'a pas vocation à remplacer votre suivi médical. Elle intervient dans la sphère psychique en passant par le corps pour regarder la dimension émotionnelle et nerveuse de la douleur et les charges invisibles qui entretiennent le système en alerte.

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